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Une dernière danse – partie 2

Dimanche 11 octobre vers 9 h — Quartier résidentiel des maraîchers — Bandol

Affalé dans son divan, le commissaire Rémi Afonso essaya d’ignorer la sonnerie stridente qui tambourinait dans son crâne avant de se répercuter dans son corps. Dormir, dormir, dormir… Il en avait tant besoin ! Le timbre le traversa à nouveau et il eut des crampes aux pieds. Il se couvrit la tête avec le plaid coincé sous son torse et s’enfonça dans le divan moelleux. Le silence enveloppa l’espace et il bailla de satisfaction.

Quelques instants passèrent et il réalisa que le plaid clignotait. Il reprit conscience par vagues. Sa langue était pâteuse. Il ouvrit la bouche et une odeur d’égout lui chatouilla les narines. Il avait une haleine de cheval. Même si c’était injuste pour le cheval. Et cette lumière ! Il jeta sa couverture et tourna la tête vers le voyant rouge. Son téléphone. Le plaid tomba mollement sur le sol et fit tinter des bouteilles vides. Il tendit la main vers le combiné et fut pris d’un étourdissement. Son salon était plongé dans le noir. C’est vrai qu’il avait baissé les volets. Il y a deux jours déjà… À moins que ça ne soit il y a trois jours ? Il attrapa le téléphone et cogna deux bouteilles qui tombèrent sur le sol. Personne ne l’appelait sur sa ligne fixe. Il n’en connaissait même pas le numéro.

Il appuya sur une touche et la lumière de l’appareil lui vrilla les yeux. Il continua de presser sur les touches au hasard. L’une déclencherait certainement le répondeur. Il finit par trouver un bouton de lecture sur le socle du combiné. Ç’aurait été plus simple sur un smartphone. Il appuya sur le bouton. A tous les coups, ça serait un démarcheur pour une fenêtre ou pour une autre connerie de ce genre. Les premières secondes du message le plongèrent dans le désespoir.

Une respiration saccadée entrecoupée de sifflements.

C’était lui.

Son cœur se mit à battre de façon désordonnée comme une balle de tennis. Au bout de quelques secondes, une voix rauque. Celui qui lui pourrissait la vie depuis presque un an.

Cher commissaire, dit-il joyeusement, vous êtes le seul qui me comprenne véritablement! Ce nouvel inspecteur Nakpic fraîchement venu de la capitale est d’une condescendance in-sup-por-ta-ble.

Ses inflexions devinrent plus aigües.

Je n’aime pas les incompétents. Pour féliciter votre persévérance, je vous offre un petit présent… 

Rémi entendit le combiné se déplacer.

Allez ma jolie, dis un mot gentil au commissaire…

Des gémissements perçants le pénétrèrent. La peur de cette fille, s’enroula autour de lui et le pétrifia. Le combiné changea de main.

Elle est en vie, ajouta-t-il en pouffant, mais… pour combien de temps? Tic-tac, tic-tac. A vous de jouer!

Le rire caverneux le glaça. Encore cette respiration saccadée… puis la ligne fut coupée.

Rémi paniqua. Un petit présent. Une autre victime ! Ce tueur fou allait faire une nouvelle victime !

Il se tenait maintenant parfaitement éveillé au milieu du salon. Quel con ! Il fourragea ses cheveux. Mais quel putain de con il était ! Son mal de tête s’intensifia. Il eut un pincement au cœur. Pourquoi n’avait-il pas décroché ? Égocentrique comme le tueur était, il aurait pu gagner du temps en le faisant parler et gagner des indices précieux. Il ne le permettrait pas. Il la sauverait ! Il composa le numéro de la brigade. Le message devait être analysé au plus vite.

 

Lire le 3ème épisode

2 Réponses
  • L'Hirondelle
    juin 26, 2016

    Bravo pour ces deux parties, on veut connaitre la suite bien évidemment !

    • Obiwan Kenobi
      juin 26, 2016

      Merci Patricia! La suite dimanche prochain 🙂 Je suis en train de la corriger 🙂

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