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Polar Africain #4: Saudade au Mozambique

En avril, je fais ce qui me plait.

Voilà mon résumé du mois d’avril. La chronique de ce mois arrive bien bien tard et je m’en excuse par avance pour ceux qui l’attendaient, mais j’ai priorisé d’autres projets personnels.

Le livre de ce mois est un peu spécial, car il ne rentre pas vraiment dans le thème du mois parce qu’il ne fait pas polar dans le sens littéraire où on l’entend, mais néanmoins il est très troublant. Il y a quand même une enquête même s’il n’y a pas de mort (ou peut-être qu’il y en a un… ou peut-être pas).

J’ai quand même conservé le livre car c’était pour moi le prétexte de mettre à l’honneur un pays que je connais peu ou presque le Mozambique. Oui, vous savez le Mozambique, ce pays qui est à côté du Malawi… C’est bon vous le remettez? 

Dans les autres chroniques, le polar était un prétexte pour dénoncer un système corrompu, une politique. Mia Couto décrit des situations aberrantes mais est beaucoup moins frontal. C’est si subtil qu’on le remarque à peine. La part belle est donnée aux Mozambicains, à leur mode de vie et leurs croyances. C’est un roman d’allusions et d’illusions.

Ce livre est un peu comme la fameuse fable de la grenouille. Cette fable qui explique que si l’on veut cuire une grenouille, il faut faire chauffer progressivement l’eau. En effet, si on la mettait directement dans de l’eau bouillante, elle s’échapperait. Poisons de Dieu est un roman ensorcelant. On rentre dans cette ambiance mystérieuse dans cette ville fantomatique. Je n’étais pas très convaincue au début de l’histoire, et j’ai eu du mal à m’y mettre. Moi qui suis habituée à de l’action façon James bond, je trouvais l’action lente, l’atmosphère mélancolique. Et sans m’en rendre compte, j’avais déjà englouti presque les 160 pages et brûlais de savoir la fin.

Poisons de Dieu parle d’amour : de la folie d’un médecin Sidonio qui plaqua sa vie rangée au Portugal pour vivre sa passion avec Deolinda, une jeune infirmière, de l’amour filial des parents de Deolinda, de l’amour patriote du père Bartolomeo à l’ancienne colonie portugaise. De l’amour qui transporte et qui donne des ailes mais également de son absence qui amène amertume, nostalgie, rêveries, de douces folies, de la saudade (ouf, j’ai réussi à le placer). 

Une musique qui pour le coup retranscrit bien cette atmosphère est l’excellent tube de la grande Cesaria Evoria (qui est capverdienne). Il faut croire que  la mélancolie est un trait commun au peuple lusophone.

 

Résumé

 

Un jeune médecin portugais, Sidonio Rosa, tombé éperdument amoureux de Deolinda, une jeune Mozambicaine, au cours d’un congrès médical, part { sa recherche et s’installe comme coopérant à Villa Cacimba. Il y rencontre les parents de sa bien-aimée, entame des relations ambiguës avec son père et attend patiemment qu’elle revienne de son stage. Mais reviendra-t-elle un jour ?
Là, dans la brume qui envahit paysage et âmes, il découvre les secrets et les mystères de la petite ville, la famille des Sozihnos, Munda et Bartolomeo, le vieux marin. L’Administrateur et sa Petite Épouse, la messagère mystérieuse { la robe grise qui répand les fleurs de l’oubli. Les femmes désirantes et abandonnées. L’absence dont on ne guérit jamais.
Un roman au charme inquiétant écrit dans une langue unique.

Citations

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