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Polar Africain #1: Le Mali ouvre le bal

Et on commence avec Moussa Konaté qui nous plonge en plein pays Dogon. Au Mali, l’inspecteur ne s’appelle pas Columbo mais Habib et n’est d’ailleurs pas inspecteur mais commissaire.

 Notre cher commissaire est envoyé à Pigui dans un village loin du grand Bamako où des morts s’acculument et semblent être l’oeuvre de la sorcellerie. Une explication peu convaincante pour le commissaire Habib et son cher Watson Sosso formés à l’école occidentale qui entendent bien faire la lumière sur cette affaire.

Dans un climat hostile et peu réceptif, Habib voit les morts s’accumuler et le contraignant à remettre en question ses convictions.

L’intrigue est légère et le roman se lit facilement. En tant qu’adepte des énigmes complexes et des surprises, j’ai trouvé qu’une partie de l’intrigue se devinait trop facilement. À mon gout, le roman comporte des longueurs et les changements de rythme perturbants (que je ne dévoile pas histoire de ne pass poiler ceux qui seraient motivés à lire). Cependant, l’auteur esquisse avec brio une belle toile de son pays. Je pourrais m’abreuver sans peine des descriptions tant son amour pour le Mali transparait.

Une question de fond interpelle dans ce roman : comment embrasser le monde moderne sans perdre son identité africaine? Pour le commissaire, la question est toute faite : aucun individu quelle que soit son ethnie n’est supérieur à la loi. Les assassins doivent être confondus et condamnés.

Pour les Dogon, le monde extérieur ne compte pas. Pour garder leurs rites, ils vivent en autarcie. Toute personne qui viole leurs règles est puni. Pourquoi abandonneraient-ils une tradition millénaire pour un monde occidental qu’ils ont vu débarquer et qui n’est pas respectueux de leur identité?

La réponse pour moi est entre les deux. Ignorer le monde extérieur, c’est se condamner à une disparition certaine. Vouloir adopter le mode de vie d’autrui et se nier ne fait de soi qu’une coquille vide. La première étape pour moi est de se définir.

Qui suis-je?

Qu’est-ce qui fait de moi un Africain? La couleur de la peau? L’amour de notre terre? 

La seconde étape c’est s’assumer et porter haut et fier les valeurs qu’on incarne. Refuser les étiquettes, se laisser rayonner tel que l’on est intérieurement. C’est seulement à ce prix là que l’Afrique vibrera.

Résumé

Au cœur du pays dogon, une série de morts bizarres alerte les autorités maliennes. L’affaire est délicate : les Dogons, très attachés à leurs traditions, vivent en marge de la société et sont redoutés pour la puissance de leur magie. Le vieux commissaire Habib, à la sagesse et au flair légendaires, est envoyé sur place. Mais le village entier se tait obstinément, et un étrange sorcier à tête de renard veille au respect absolu de l’omerta…

Citations

 

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