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Oluf lit « Un trou dans le ciel » de Philippe Aronson

Bonjour les amis,

Cela fait quelque temps que le blog n’a pas été alimenté et je ne pouvais pas imaginer meilleur livre pour clôturer cette année.

Je vous ai questionné la semaine passée sur les réseaux sociaux sur le personnage qui était à l’honneur ce mois-ci et force est de constater que je n’ai pas eu de bonne réponses (pas de réponses du tout mais.. bon! On va vite passer hein^^)

Le livre de ce mois est consacré à un grand homme qui mériterait d’être plus connu. Je fais ici une entorse à ma charte éditoriale qui je vous le rappelle vise à promouvoir la littérature africaine. Et pourtant bien qu’il soit américain la vie de Jack Johnson est tout simplement fascinante car malheureusement elle fait écho au fatalisme que je constate souvent permis mes semblables. En effet combien de fois ai-je entendu des amis m’expliquer face au pillage des richesses africaines (par les gouvernements africains en premier) qu’il ne servait à rien de manifester car « cela ne changera jamais » ou que « jamais la France/ les États-Unis/la Chine (rayer les mentions inutiles) ne laisserait échapper sa poule aux oeufs d’or qu’est l’Afrique », que jamais untel ne réussirait à monter son business à cause de la corruption ou de tel dictateur…

Vivant en France, j’entends souvent mes frères et soeurs ne même pas essayer de candidater pour un travail pour un appartement « parce qu’ils sont noirs » ou qu’ils ne viennent pas du bon côté du périph’. Évidemment, loin de moi l’idée de nier l’existence d’une discrimination pour certaines tranches de la population. Mais est-ce parce que c’est deux fois plus dur que nous devons abandonner d’avance?

Et même sans rentrer dans ces histoires de Noir ou Blanc, homme ou femme, il sera toujours facile en tant qu’humain de trouver une bonne raison pour laisser tomber un projet ou un rêve… Et vous quelle est cette petite voix qui vous murmure de laisser tomber, que c’est impossible? Et surtout allez-vous l’écouter?

Jack Johnson né en pleine ségrégation raciale (seulement 17 ans après l’abolition de l’esclavage aux États-Unis) est le premier champion du monde poids lourd noir. Il a gardé ce titre dix ans. Jack Johnson vivait à une époque où un cheval était mieux traité qu’un nègre, à une époque où assassiner un noir était banal. Pourtant c’est dans cette même société blanche raciste et alors même que ses semblables pensaient qu’un noir devait rester à la place qu’on lui désigne qu’il s’est hissé au firmament de la boxe mondiale. Et si lui a pu faire ça alors trouver un appartement, lancer son entreprise ou je ne sais quoi semble…facile?

Et pourtant si on se contente de lire du personnage décrit dans le roman d’Aronson, il y aurait de quoi déposer le livre. Jack Johnson est arrogant, irrespectueux et volage. L’auteur compile cent six anecdotes qui dépeignent le parcours du géant de Galveston de son Texas natal à la Caroline du Nord en passant par la France, Cuba et Sydney. Malgré son caractère détestable, c’est tout ce que je vous souhaite : d’aller au meilleur de vous-même et d’éclabousser le monde avec.

Résumé

 

« Je me suis souvent imaginé en Edmond Dantès. Être noir en Amérique est un sort au moins aussi terrible que celui d’être jeté sans raison dans un cachot à vingt ans. Quand Edmond devient le comte de Monte-Cristo, c’est comme le jour où moi, Arthur, je me suis mué en Jack Johnson. »

9 juin, 1946, aux environs de Raleigh, en Caroline du Nord. Un Noir de soixante-huit ans, bien entretenu et vêtu d’un impeccable costume en lin blanc, roule à bord de sa Lincoln-Zephyr prune. Cet homme, c’est Jack Johnson, premier champion du monde noir des poids lourds, autoproclamé « empereur de la masculinité » et « Napoléon des Nègres ». Ce soir, il va projeter pour un public exclusivement noir le film de son fameux combat contre le redoutable Jim Jeffries, qui a eu lieu près de quarante ans plus tôt…

Citations

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Pour aller plus loin

  • Un podcast sur France culture

La couleur de l’orgueil : partie 1

La couleur de l’orgueil : partie 2

 

  • Un documentaire

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