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Oluf lit « La sonate à Bridgetower » de Emmanuel Dongala

Le livre de ce mois est consacré à Emmanuel Dongala écrivain congolais de dix romans.  J’ai rencontré cet auteur à la dernière édition du salon du livre de Paris.  J’ai été séduite par la passion avec laquelle il parlait du contexte historique du 18ème à l’aube des révolutions qui vont secouer la France. Il n’en fallait pas plus pour que je m’intéresse à son livre.

Avis

Trois aspects m’ont plu dans ce roman:

 

  1. La situation des Noirs au 18ème siècle : à l’époque on était en plein esclavage, et pour moi tous les noirs étaient soient « libres »en Afrique attendant d’être capturés par le méchant colon européen ou esclave en Amérique sarclant du matin au soir des champs de canne à sucre. Eh bien non, il existait une élite « noire » (principalement constituée de métisses) accomplie et très cultivée et qui circulait librement en Europe.
  2. Le monde de la musique « moderne » : la période était aussi fascinante pour la musique car elle a vu l’émergence de nombres de prodiges qui ont révolutionné la musique à l’époque et qui l’ont transformé durablement. Moi qui n’ai jamais mis les pieds dans un opéra (sauf les arbres qui chantaient en allemand dans le film « Intouchables »), j’ai apprécié de découvrir cet univers.
  3. George de Bridgetower : Ce roman est aussi une ode à un musicien talentueux et fascinant qui est complètement tombé dans l’oubli. Violoniste talentueux à qui Beethoven a même écrit une sonate. C’est sans doute victime de sa couleur de peau, que l’Histoire n’aie pas gardé souvenir de ce grand musicien. Comme le disait Chinua Achebe

Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur

Merci à Emmanuel Dongala, d’avoir fait revivre un lion le temps d’une histoire.

Une lecture que je recommande!

Résumé

Ma chronique sur la sonate de bridgetower

N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, qui d’ailleurs ne l’a jamais interprétée, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage aussi vivant qu’érudit confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, de la musique et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.

 

Citations

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Vidéo

Un interview de l’auteur sur le livre dans la Grande Librairie sur France 5.

 

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