Interview de personnage exclusif – Découvrez Diana – 2ème partie

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Dans la 1ère partie, Diana nous parle de son travail plutôt original.

 

D’après toi que remarque-t-on en premier chez toi?

Ma tenue soignée. Ce n’est pas parce que je fais un travail manuel et que je travaille de chez moi que je dois me laisser aller. J’aime ce qui est féminin. Mon icône fashion est Nicki Minaj. Comme elle, je mets un point d’honneur à toujours être impeccable en toute situation.

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Nicki Minaj? Elle est pourtant assez controversée pour beaucoup de gens pour son style un peu trop vulgaire. Pourquoi l’apprécies-tu tant?

Nous avons beaucoup de points en communs. Comme elle, je suis pulpeuse. Nous évoluons toutes les deux dans un milieu très dur pour les femmes. Elle est dans le milieu du rap et moi dans le plaisir. Elle est une grande source d’inspiration.  Si elle a pu s’affirmer en tant que femme et réussir sa vie sentimentale, je peux en faire de même. En plus, on a presque le même prénom.

Comment cela?

Son deuxième prénom est Tyana. C’est pas très loin de Diana. Et puis j’aime tout chez elle. Son look, son style. Même si elle ne donne pas l’impression de se prendre au sérieux, ça a l’air d’être une femme au caractère bien trempé.

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Lui empruntes-tu aussi des trucs pour séduire? Quel est ton atout ultime pour subjuguer un homme?

Ma taille! Je suis grande, je me fais remarquer aisément.

Effectivement. Tu sembles même à l’étroit dans ton fauteuil. Combien mesures-tu ?

Je mesure 1m82. Je sais, c’est ÉNORME pour une fille. Pour tout t’avouer, ça me complexe encore un peu.

Oh, donc aujourd’hui, comme les hommes te remarquent facilement on peut dire que tu fais « fureur » auprès des hommes ?

Fureur, fureur…. Je préfèrerais avoir une histoire sérieuse plutôt. À cause de mon physique et de mon travail, les gens se trompent sur moi. Ils ne savent pas qui est la vraie Diana.

Et qui est la vraie Diana ?

Bah, je suis grande, je m’habille bimbo chic. Je travaille dans un sexshop… Souvent, les hommes s’imaginent que je ne cherche qu’à m’amuser. Et je suis souvent déçue.

C’est peut-être l’occasion de sortir un peu plus et de faire de nouveaux visages, non?

(rire gêné)

A vrai dire, je rencontre peu de nouvelles têtes, je ne sors jamais de l’entrepôt.

Jamais?

Jamais.

Mais, enfin… tu dois bien voir quelques personnes, non? 

(rire gêné)

Les rencontres « physiques »? J’en faisais par mon travail. Elles étaient assez rares.

Peux-tu nous en raconter une?

La dernière alors. Le chauffeur livreur…Je lui avais tapé dans l’œil. On s’est tournés autour pendant quelques semaines… Puis un jour, j’avais essayé des tenues d’infirmières qu’on avait reçues. Le hasard a voulu que ce soit le jour où il faisait sa livraison. On s’est embrassés, puis ça s’est emballé…

Livraison à domicile…. Comment ça s’est fini?

ça n’a jamais commencé. Quelques minutes après, mon père se rend à la réserve et nous surprend lui la braguette ouverte et moi sans culotte… Il lui a sauté à la gorge et l’a étranglé. J’ai aidé le livreur à s’échapper et il m’avait demandé de préparer la réserve pour qu’on soit tranquille la prochaine fois. Ce que j’ai fait. Mais la semaine d’après, la réserve a été visitée et on nous a volé des marchandises dont un prototype de « god-mug ». Mon père était furieux, il a vu que le code utilisé pour accéder à la réserve était le mien. Bref, ce mec ne m’a plus jamais répondu. Et sur Facebook, je vois qu’il continue à vivre : il sort, il a une autre copine. ça m’a fendu le cœur. Je pensais qu’il tenait à moi. Il n’a vu en moi qu’une occasion de voler de la marchandise et en bonus se taper la fille du patron. Je ne suis pas fière.

On a tous des déceptions amoureuses. C’est justement une raison de plus pour sortir! Tu es jeune, une fille comme toi devrait plutôt arpenter les bars avec ses amies et « briser » le cœur des hommes.

Quand j’ai arrêté l’école, on s’était promis avec mes amis de l’époque de rester en contact et de se rappeler vite… Mais le temps a passé, on prend l’habitude de rester à la maison et mes amis ne pensent plus à moi quand ils sortent… ça me faisait mal au début de me sentir exclue. Mais je me suis vite reprise en main : l’entreprise de mon père était en plein lancement, je me suis jetée à fond dans le travail. De toute façon, mon père a toujours été très strict. Il nous trouvait trop jeunes pour sortir aux anniversaires. Maintenant, seul lui a accès à la réserve. Il dit que c’est parce que je suis inconsciente mais je pense que c’est un moyen pour lui de contrôler mes rencontres. De toute façon, il n’a pas besoin de faire ça. Je ne me sens pas d’aller seule dans un bar accoster les hommes. Ce n’est pas ce genre d’homme que je veux intéresser.

J’espère que vous avez apprécié cette découverte de Diana. Je vous donne rendez-vous pour la 3ème et dernière partie qui sera riche en révélations.

Interview de personnage exclusif – Découvrez Diana

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Diana est l’héroïne de ma prochaine nouvelle qui sera bientôt disponible en ligne.

Découvrez notre entretien exclusif !

Bonjour Diana, et bienvenue sur Oluf écrit.

Bonjour

Tu es l’héroïne de la prochaine nouvelle. Peux-tu nous en dire plus sur toi ?

Je m’appelle Diana Llod. J’ai 24 ans et je travaille dans le magasin de mon père. Nous vivons à Kowloon, à Hong Kong.

J’ai 24 ans et je travaille dans le magasin de mon père. Nous vivons à Kowloon, à Hong Kong

Crédit Photo: Edwin Lee, Payton Chung, Upyernoz

Nous faisons cet entretien dans un endroit plutôt insolite. Où sommes-nous?

Nous sommes dans la réserve du magasin. Derrière se trouvent les marchandises qui seront expédiées. Et sur la gauche, il y a mon espace : un petit bureau, et un petit matelas où je dors. J’aime cet endroit parce qu’il est au calme, loin de l’agitation de la ville. C’est mon sanctuaire.

Nous faisons cet entretien dans la réserve du magasin. J'aime cet endroit parce qu'il est au calme, loin de l'agitation de la ville. C’est mon sanctuaire.

Quel est ton rôle dans le magasin ?

(Diana montre les marchandises empilées)

C’est un vrai bonheur de déballer les colis et de découvrir les prototypes que mon père déniche lors de ses voyages. Et quand il n’est pas là, je les teste même... Je l’admire. Il travaillait avant dans l’assurance et il a tout plaqué pour vivre de ses rêves. C’est un exemple de vie pour moi

La gestion stock ! C’est un vrai bonheur de déballer les colis et de découvrir les prototypes que mon père déniche lors de ses voyages. Et quand il n’est pas là, je les teste même… C’est pourquoi j’aime bien l’entrepôt qui est dans un endroit isolé. Mais chut… faut pas lui dire. J’admire beaucoup mon père. Il travaillait avant dans l’assurance et il a tout plaqué pour vivre de ses rêves. Son travail lui permet de profiter pleinement de ses deux passions : le plaisir et les voyages. C’est un exemple de vie pour moi.

Que peut-on trouver comme articles sur le site internet de ton père ?

Des sex-toys et accessoires coquins.

Donc le fameux magasin de ton père, celui dans lequel tu travailles, est un sexshop ?

Oui un sexshop en ligne. Et ça marche plutôt bien. On a droit au plaisir et personne n’a envie d’être dévisagé comme un pervers quand il se rend dans un magasin physique. Du coup, quoi de mieux que de faire ses courses bien au chaud depuis son canapé? On n’a pas à assumer le jugement des autres. Comme le dirait une certaine marque de fastfood, chez nous on vient comme on est.

Depuis combien de temps travailles-tu dans ce magasin ?

10 ans.

 Tu as donc commencé à 14 ans. C’est jeune. Était-ce une vocation?

(Diana se tortille gênée)

Je travaille dans le magasin depuis mes 14 ans. Petite, je rêvais de devenir photographe.

Oui. Enfin non. Petite, je rêvais de devenir photographe et profiter de mes nombreux reportages pour voyager. Mais j’ai dû arrêter mes études. Du coup, bye bye les voyages.

Comment cela ? Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

(Diana prend une profonde inspiration)

Adolescente, j’étais mal dans ma peau. Je n’avais pas beaucoup d’amis et je me trouvais grosse. J’avais l’impression que les autres élèves se moquaient de moi. Je me sentais persécutée. Bref. C’était une période très douloureuse dans ma vie. J’ai été soulagée quand j’ai arrêté l’école. J’étais en 3ème.

Et aujourd’hui quand tu repenses à cette période, comment te sens-tu ?

(La voix de Diana tremble sous le coup de l’émotion)

Ça va, ça va… Je me sens mieux aujourd’hui. Plus jamais je ne remettrai les pieds dans un lycée ! Imagine, si je reprenais les cours maintenant! J’aurais 10 ans de plus que les élèves !

Et comment tes parents ont pris la chose ?

Au début mal. Très très mal. C’était infernal à la maison. Ils voulaient que je continue mes études. Donc pour me faire fléchir, ils m’ont obligée à travailler à l’entrepôt. C’était ça ou le lycée. L’entrepôt à l’époque c’était quelque chose : sombre, étouffant et humide. A un moment, on a même été infesté de rats ! Mais j’ai tenu bon, réorganisé l’espace. On a fait des travaux d’agrandissement il y a 5 ans. La marchandise maintenant est bien conservée. Je pense qu’avec le temps, ils ont accepté et ont concentré leurs efforts sur mes autres sœurs.

Combien as-tu de sœurs ?

Neuf. Elles ont quitté la maison familiale. Elles vivent en Europe et en Amérique. Mon rêve serait de voyager comme elles. Je n’ai jamais quitté Hong Kong.

…………La suite de l’interview dans un prochain article !

J’espère que ce premier aperçu vous a mis l’eau à la bouche. Qu’avez-vous pensé de Diana ? Laissez un commentaire !