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Mon prochain roman sort le….

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À l’occasion deux ans du site vendredi 22 septembre, je sors un « romounet », pas vraiment un roman car trop court  mais plus long que les nouvelles que j’ai déjà publiées.

Vous pouvez aussi suivre l’événement sur Facebook

Voici sept choses inédites sur mon texte. Amusez vous bien! 

1. Mariage

Tel est le nom de mon texte. Que vous inspire cette couverture?

 

2. DALLAS

DA-KAR, ton univers impitoyableuuuuh!!! À quelques lettres on y était presque. C’est la ville où j’ai eu le plaisir de grandir. 

Et c’est également le lieu où se déroule l’histoire!!! Dépaysement garanti! 

3. La cuisine

La nourriture c’est la vie! Mon personnage principal travaille dans la restauration. Le Sénégal étant une destination touristique,  le secteur hôtellerie/restauration est très dynamique et qui attire beaucoup d’africains.

Évidemment dans Mariage, mes personnages mangent. La recette de cocktail que j’utilise est inspirée du blog Aistou cuisine qui propose des recettes africaines au gout du jour. Celle que lui ai empruntée est celle de l’esquimau.

 

4. Le résumé est disponible!

Découvrez le résumé du livre est disponible ici.

 

Oluf lit « Tout s’effondre » de Chinua Achebe

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Après un été passé à écrire, nous revoici repartis dans un nouveau cycle : Rentrée, Toussaint, Noël, Nouvel an toussa toussa…

Je suis très contente de vous retrouver pour plein de nouveautés, restez à l’écoute!

Tout s’effondre est un classique de la littérature. Il s’agit du premier roman de Chinua Achebe publié en 1958 (en pleine époque coloniale). Le livre fut traduit en 45 langues et sera vendu à des dizaines de millions d’exemplaires.

L’oeuvre de Chinua Achebe visait à redonner amour et dignité au peuple Africain (quand je parle d’Afrique je ne parle pas de blanc ou de noir mais des valeurs). Aujourd’hui encore, il est très commun quand je rencontre des occidentaux de les entendre déclamer que la colonisation a été une bonne chose pour l’Afrique. En tant qu’africaine, ceci m’a toujours hérissé mais comment revendiquer ce que des siècles d’esclavage, d’exploitation et colonisation ont permis de gommer? 

Cette vision a toujours provoqué la frustration de bon nombre de penseurs africains qui se sont appliqués à montrer une autre vérité : une Afrique précoloniale fière de ses traditions et de ses fils. Chinua Achebe est de cette veine.

Le monde s’effondre raconte la vie d’Ekonkwo, jeune homme Ibo vivant dans le visage d’Umofia qui voit son monde irrémédiablement bouleversé par l’arrivée de missionnaires britanniques. Le roman est divisé en trois parties. Les deux premières s’appliquent à expliquer comment la culture Ibo et la dernière partie la rencontre des deux cultures. Cinquante ans après on sait comment l’histoire s’est finie. 

Je salue le travail d’historien de l’auteur qui s’est appliqué à montrer une Afrique du 19ème siècle sans les clichés et propagande colonialiste infériorisante. 

Résumé

Dans le village ibo d’Umuofia, Okonkwo est un homme dont la puissance et le courage sont vantés par tous, dont la voix est écoutée. Rejeton d’un père lâche et paresseux, il doit à lui seul ce qu’il est aujourd’hui : un fermier prospère qui veille sur ses trois épouses et sur ses huit enfants, un sage guerrier jouissant de la confiance des anciens.
Son monde repose sur un équilibre cohérent de règles et de peurs, de rituels et de traditions. Okonkwo habite ce monde, l’accepte et le maîtrise, il en est même l’un des garants. Ce qu’il ignore, c’est que l’extérieur s’apprête à violer une réalité qu’il croyait immuable : les missionnaires d’abord, les colons britanniques ensuite vont bientôt bouleverser irrémédiablement l’existence de tout son peuple.
Tragique roman à la langue limpide, fable cruelle retraçant la destinée d’un homme fier qui ne plie pas, Tout s’effondre rend hommage à l’Afrique précoloniale à l’aube de sa décomposition. “Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur”, dit un proverbe africain que Chinua Achebe aimait à citer. Avec ce roman magistral, il devenait l’un des premiers lions du continent à prendre la plume.

Citations

Save the date : Mon roman sera publié le….. – Bilan

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save the date mon prochain roman disponible le bilan

 

Il y a sept mois devant mes blocages pour avancer sur mon roman, je me suis engagée devant une vingtaine de personnes pour publier mon roman le 1er juillet. Inutile de vérifier dans l’historique sur FB ou insta si vous avez loupé des posts… Non, il n’y a eu aucun concernant mon roman car je ne l’ai pas publié.

J’ai même tardé à écrire cet article alors que ça faisait déjà plusieurs semaines qu’il était évident que je n’aurais rien de concret. L’idée sous-jacente était assez simple : face à une date butoir et en s’engageant fermement devant des personnes, on se met à l’action pour éviter de passer pour un gros mytho. On est maitre de ce qu’on dit, mais une fois qu’on l’a dit, on en est esclave.

Pourtant, ça avait bien commencé

À l’époque, je pensais que mon problème était surtout venait du manque de temps. J’avais de longues journées de travail, un long temps de trajet pour aller au travail… Je rentrais le soir épuisée avec la motivation en berne. Je me suis retroussé les manches, modifié mon emploi du temps pour être plus productive. Je n’arrivais toujours pas à enclencher la deuxième. Que m’arrivait-il ?

Un problème plus profond

En février, pour les besoins d’un recrutement, j’ai passé des tests de personnalité. Et ces tests ont révélé un grand manque de confiance en moi. Au début, j’étais abasourdie. j’avais la preuve que ces tests, c’était bien de la m**** en barre. L’image que je donne au premier abord est très différente. Malgré moi, l’idée a commencé à faire son chemin. J’ai commencé à ramasser les petits cailloux : ces petites phrases que je me répète sans cesse qui me cassaient, à demander ce que les autres pensaient de moi… Devant les faits, j’ai dû me rendre à l’évidence…

L’acceptation

OK, je manque de confiance en moi mais… Ce n’était pas une raison. En avril, je me suis remise à écrire. Sérieusement. Plus d’excuses : 200 mots par jour, environ une demi-page. J’avais un beau planning, j’en avais pour 3 mois pour avoir un premier jet. C’était facile, je pouvais y arriver. Seulement en relisant mes brouillons depuis ces deux ans, j’étais insatisfaite. J’avais eu une bonne idée mais ce n’était pas suffisant. Pourquoi des gens liraient quelque chose que ça me faisait chier d’écrire ?

99 % d’inspiration, 1 % d’action

Courant juin, une amie m’a demandé d’écrire une nouvelle pour un festival qu’elle organise. Je vous en parlerais plus longuement. Pendant qu’on échangeait, j’ai immédiatement su de quoi j’allais parler. Je m’y suis attelée sans tarder. Deux semaines après j’avais une nouvelle de 50 pages écrites en quatorze heures. Écrire c’est facile. SMS, emails, notes : tout le monde écrit. Mais la différence entre ma tante Jeanette (hum je dirais plutôt Akoffa), moi et Guillaume Musso ce sont nos idées (si on enlève le compte en banque, et le fait qu’il soit blanc… etc etc etc). C’est que la richesse réside.

Une prise de conscience et remises en question

ce challenge m’a permis de faire d’énormes progrès sur mes motivations : ai-je envie d’être écrivain ? Est-ce que je me vois galérer ainsi à chaque livre ? Vais accepter de vivre en vendant que quelques copies par ci par la de mes livres ? Cependant, j’ai plus conscience de mes sensibilités. J’ai été honnête vis-à-vis de moi même. Je n’étais heureusement pas seule dans l’histoire : merci aussi à tous mes amis écrivains qui me conseillent (et dont les progrès encouragent). et à tous ceux qui me soutiennent dans l’ombre (vous vous reconnaissez:-))

C’est quoi la suite ?

Là c’est SUR mon roman sortira le 12 avril 201…. Non, je travaille sur un plan. J’ai mis le doigt sur ce qui me manque pour faire avancer mon idée. J’avoue que le temps m’inquiète, je ne pensais prendre autant de temps pour le faire. Mais chacun son rythme, ce n’est pas une course. Et en entendant que je ponde ma merveille, plein de surprises vous attendrons.

Bonnes vacances à ceux qui partent et surtout à ceux qui ne partent pas^^

 

Oluf lit « La sonate à Bridgetower » de Emmanuel Dongala

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Le livre de ce mois est consacré à Emmanuel Dongala écrivain congolais de dix romans.  J’ai rencontré cet auteur à la dernière édition du salon du livre de Paris.  J’ai été séduite par la passion avec laquelle il parlait du contexte historique du 18ème à l’aube des révolutions qui vont secouer la France. Il n’en fallait pas plus pour que je m’intéresse à son livre.

Avis

Trois aspects m’ont plu dans ce roman:

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Oluf lit « Il n’y a pas de petite querelle » de Amadou Hampâté Bâ

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Ecrivain, historien, ethnologue, poète et conteur talentueux, Amadou Hampâté Bâ était une des plus hautes figures de la sagesse africaine. Toute sa vie, cet homme s’est attaché à défendre et à sauvegarder les cultures orales peules et le dialogue entre les hommes.

C’est l’un de mes auteurs favoris. J’avoue cet avis n’en est pas vraiment un, tant j’ai aimé les contes qui m’ont bercée toute mon enfance. C’est à lui qu’on doit la fameuse citation:

un vieillard meurt, c’est comme une bibliothèque qui brûle (et pas l’inverse…)

Avis

Ce livre contient treize récits d’aventures qui émerveilleront les tendres pousses et sont bourrés d’enseignements cachés pour « les mentons velus et les talons rugueux ». Les contes d’Hampâté Bâ ( les contes africains en général) ont toujours une vocation didactique car ils ont toujours quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes. Et la confrontation de ces interprétations suscitent bien des débats animés (sauf après un dîner trop copieux).

Généralement, ces fables mettent en scène des animaux ridiculisant les traits de caractère humains. On a ainsi affaire au lièvre rusé mais craintif, la hyène naïve et gourmande ou la panthère rapide et féroce sans parler de Sa Majesté Le Lion.

Certains des contes du recueil illustrent des sentiments humains comme : l’ingratitude dans « L’Homme et le crocodile », l’orgueil dans « Le marabout trop gourmand » ou la méchanceté dans « La coépouse bossue ». D’autres sentiments plus nobles sont mis en avant comme l’amour de soi dans « Le saint homme et la petite souris » et l’amour dans « L’origine de la chauve-souris » ou encore la fidélité et la persévérance dans « Le chapelet d’or ».

Enfin, d’autres fables stigmatisent les dérives sociales : le danger de l’indifférence individuelle face à un conflit modeste comme dans « La querelle des deux lézards », ou le ridicule du pouvoir despotique et tyrannique comme « Le roi qui voulait tuer tous les vieux », les dangers du fanatisme en général dans  « La mare aux guenons ».

Mes préférés du livre sont « Le cadavre de Hyène-Mère » qui montre bien l’humour de l’auteur et qui est une belle satire des inégalités entre les différentes classes sociales et « La querelle des deux lézards » qui rappelle bien qu’à petites causes, grands effets.

Résumé

Contes traditionnels du Mali ou d’ailleurs, ces  » nouveaux contes de la savane  » sont rapportés et développés par Amadou Hampâté Bâ dans le style plein de vivacité, d’humour et de poésie qui est le sien. Qu’il s’agisse de grands récits d’aventures mêlés de fantastique, de satires morales ou sociales, de contes humoristiques ou de tranches de vie savoureuses, on y trouvera non seulement un vif plaisir de lecture et de dépaysement, mais aussi de nombreux sujets de réflexion dont l’actualité est de tous les temps. Certains de ces contes projettent en effet une lumière particulière sur divers défauts ou qualités de la nature humaine ; d’autres stigmatisent certaines tares sociales : tentation du despotisme, fanatisme religieux, indifférence devant les conflits qui ne nous concernent pas, etc. ; d’autres enfin, à travers les aventures de personnages d’exception cachés sous des dehors repoussants, nous invitent à ne jamais juger d’après les apparences… Amadou Hampâté Bâ avait coutume de dire qu’  » instruire en amusant a toujours été le grand principe des maîtres africains de jadis « . Ce recueil montre, une fois de plus, qu’il est l’héritier incontestable de cette grande lignée.

Citations